samedi 1 février 2014

"Orpaillages" à la Vitrine

Orpaillages 5
Dessins, encre et aquarelle
40 x 30 cm



Quand la lumière se densifie, quand elle s'assourdit par le poids, elle se met à découvrir la beauté des forces qui la composent.



Du 4 février au 1er mars
à la Vitrine
53 avenue Kennedy, Mulhouse
www.facebook.com/danslavitrine


Dans sa définition première, l’orpaillage est cette technique des chercheurs d’or qui permet de faire apparaître des paillettes d’or à partir de boue et de cailloux par un geste tournant.

Dans ma pratique, ce que j’appelle “orpaillages” sont des dessins qui s’opèrent librement par pluie de points. Des points que je pose là où je sens une attraction, quasiment les yeux fermés, et qui se révèlent graviter autour d’une forme.

Au départ, l’idée, le mot ou la question est prononcé puis mis en réserve.
Je ne cherche pas à l’illustrer, essaie d’intervenir le moins possible dans le déroulement du hasard. Je le “geste” au sens de gestation, et par sensation magnétique. On pourrait les appeler aussi “dessins magnétiques”.

L’ensemble de mon travail tournant notamment autour de l’idée d’alchimie, ce procédé graphique y fait bien écho, dans le fait de cohérer et de révéler, dans le passage de la boue aux paillettes d’or, et ce par la concentration.




Ce tissu d'harmonies subtiles inespérées nous habille en noble que nous vivons, entrevoyons à peine ou jamais.



Est-ce la surdité qui nous a asséchés ou la sécheresse qui nous a rendu sourds ?







dimanche 12 janvier 2014

Le carrosse

en cours et presque fini, un grand dessin de 3 m au fusain et graphite. 
travail de mat et brillant.
lueurs d'attention dans un paysage de ruine. prises en main aux creux d'un sommeil.
assouplissants






dimanche 1 septembre 2013

Trésors en attente..

.. début d'une série et d'une constellation de projets ayant pour thème "Ce qui continue à vibrer" 
(peintures, video, son et sculptures)





















Trésors  masses de points lumineux, images phosphéniques, surgissements lumineux dans l'obscurité, vitraux, icônes..

lundi 18 février 2013

Exposition au TGI de Mulhouse


L’exposition « Pivot »* s’articule autour de l’idée de réenchantement, de réirrigation, de décloisonnement,  de jeu et de détournement.

Sur une proposition faite par Céline Lachkar, partie d’un recueil de dessins cheminant de la surface en profondeur, d’une vision séparatrice à une vision réenchantée, Veronica Seidel et Emmanuelle Jenny ont été invitées à enrichir et ouvrir cet axe de réflexion.
Veronica Seidel part du dessin et de sa lecture. Elle a invité un enfant de 5 ans à dessiner sur des papiers de grand format, puis poursuit sur le même support ses propositions de lecture du réel. Dans un autre travail, elle écrit des mots polysémiques-bilingues, et en propose une synthèse par le dessin.
Emmanuelle Jenny utilise l’art du décalage et du détournement. Elle se réapproprie et transforme les supports administratifs, ces documents qui rythment la vie du lieu, omniprésents et pourtant invisibles, et en fait une nouvelle lecture. 

A travers ces trois démarches artistiques, le lieu est appelé à se mirer autrement, de manière plus poétique, à se subtiliser par des points de sortie, voire des sorties de cadre, comme autant de points de pivot.


* « Dent de peigne du tisserand » ou « aiguille » dans l’étymologie.
Point gracieux  à partir duquel on peut lever le plus lourd.
Point de concentration. Soutien, appui, milieu de la balance.